Les Chroniques de VJC

21 juillet 1954...les accords de genève, fin de la guerre d'Indochine !

Ouverte le 26 avril 1954, la Conférence de Genève rassemble les représentants de 19 puissances, dont la France, les Etats-Unis, l’Angleterre, l’URSS, la Chine, la Corée et le Viêt-Nam. Elle se termine le 21 juillet avec la signature d’accords mettant un terme à la guerre d’Indochine. Le traité est ratifié le 21 juillet 1954 entre la République française pour laquelle le Général Henri Delteil représente le gouvernement Mendès-France et la République démocratique du Viêt Nam.

Outre le cessez-le-feu au Viêt-Nam adopté sous l’impulsion de Mendès France, ces accords divisent le pays en deux États, avec une frontière fixée au 17e parallèle. Par ailleurs, ils reconnaissent l’indépendance du Laos et du Cambodge.

Les accords de Genève mettent un terme à la guerre d'Indochine. En près de dix ans, celle-ci aura coûté à l'armée française 92 000 hommes, dont 19 000 Français de la métropole, 30 000 Africains et légionnaires, sans compter 114 000 blessés et 30 000 prisonniers. Malgré cela, au moment de la signature des accords de Genève, le corps expéditionnaire français conserve sur place 561 000 hommes. Les victimes vietnamiennes ont été quant à elles évaluées au nombre d'environ 500 000.

La présence militaire française en Indochine ne s’achève pas avec la fin de la guerre consacrée par les accords signés à Genève en juillet 1954. En effet, le corps expéditionnaire français d’Extrême-Orient (CEFEO), présent depuis 1945, reste encore deux ans en Asie du Sud-est. Il s’agit en premier lieu de solder le conflit : établir les pertes, accueillir les prisonniers, mais également procéder à l’évacuation du Nord-Vietnam. Celle-ci s’accompagne de l’exode massif de centaines de milliers de tonkinois, réfugiés qu’il faut héberger et réinstaller au Sud-Vietnam. Mais, le CEFEO est avant tout un outil militaire, aussi, l’année 1955 est mise à profit pour équiper le théâtre d’opérations : renforcement des infrastructures, création d’un réseau de manœuvre et établissement d’une base opérationnelle.

La France entend bien encore jouer un rôle en Indochine. Cependant, la dégradation des relations entre Paris et le gouvernement sud-vietnamien, soutenu par les Américains, met fin aux illusions françaises. Au mois de janvier 1956, le Sud-Vietnam fait savoir officiellement que la présence militaire française n’est plus souhaitée, le 28 avril 1956, CEFEO est dissout. Les Français cèdent la place aux Américains et, sans grandeur, quittent l’Indochine, presque un siècle après leur arrivée.

Publié le 21/07/2017

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